Le nom de la compagnie est un hommage à Emilie du CHÂTELET (1706-1749) que VOLTAIRE, son grand amour et son alter ego, surnommait 'Divine Emilie'. Elle fut la première Française à être reconnue en Europe comme "un des plus grands savants".
La Compagnie DIVINE EMILIE est active depuis 2021. Ses actions - spectacles, ateliers, conférences, exposition - sont à destination du grand public et des scolaires (primaires, collèges et lycées). Elles sont nourries par la pratique d'enseignante de physique-chimie et les recherches de Katell GRABOWSKA sur l'histoire des femmes dans la société française, en Europe et aux Etats-Unis, et plus particulièrement sur l'histoire des femmes en sciences. L'histoire des sciences est très récente en France et l'histoire des femmes scientifiques y ressemble encore à une peau de chagrin, même s'il faut saluer les nombreuses initiatives qui, depuis vingt ans, font sortir des femmes de l'ombre, ainsi que les hommes qui les ont soutenues. En France, dans la majorité des cursus scientifiques, on enseigne les sciences sans fournir aux étudiants les moyens d'être critiques sur la pratique scientifique : l'histoire, la sociologie et la philosophie des sciences sont très largement absentes. Le niveau de culture de scientifique pour un pays aussi riche que le nôtre est notoirement faible, aussi bien chez les enfants que chez nos dirigeants. La majorité des meilleurs étudiants en mathématiques et physique sortent des meilleures Grandes Ecoles en se destinant à autre chose qu'à des métiers scientifiques. Aux Etats-Unis ou en Allemagne, pour devenir dirigeant d'une entreprise dont le coeur de métier est de nature scientifique, il tombe sous le sens d'obtenir un doctorat scientifique. En France ce n'est toujours pas le cas et on se contente d'un Master. Les programmes de physique-chimie des classes élémentaires, du collège et du lycée général seconde et en spécialité n'imposent toujours pas l'étude des travaux de femmes scientifiques, ni la présentation de leurs parcours. Et les documents pédagogiques fournis par l'Education Nationale et permettant à ceux qui le souhaitent de les faire connaître sont extrêmement rares.
Des femmes-symboles sont au coeur de ses spectacles : l'astrophysicienne Cecilia PAYNE-GAPOSCHKIN, l'informaticienne Alice RECOQUE, COLETTE ou Emilie DU CHÂTELET. Ils racontent notre capacité à lutter pour nous réaliser quand les règles dictées par la société, ses violences et les malheurs de la vie pourraient nous écraser. Il y est question de vivre ensemble, de soutenir ou de dominer, de regarder ou d'ignorer. Ces femmes nous transmettent un regard sur le monde qu'elles ont osé développer et affirmer, au-delà des carcans qui rétrécissent et abiment, un regard riche, subtil, généreux, audacieux, créatif et poétique.
Les conférences, l'exposition et les ateliers visent
La Compagnie DIVINE EMILIE est habilitée pour le Pass Culture dans les collèges et les lycées.
Plusieurs projets de DIVINE EMILIE ont été réalisés en partenariat avec FEMMES & SCIENCES ou avec son soutien (https://www.femmesetsciences.fr) :
- le Festival Off d'Avignon 2024 avec le spectacle "1925 Cecilia et l'astrophysique" ;
- l'éducation à l'égalité filles-garçons en sciences mathématisées à la Cité Educative de Saint-Ouen (93) en collège et en primaire, en 2023/2024 puis 2024/2025 ;
- le Festival Science Infuze en mars 2025 avec le spectacle "1925 Cecilia et l'astrophysique version junior".
L'assocation a lancé un crowdfunding
pour son nouveau spectacle
"Quand Alice RECOQUE
ré-inventait l'informatique"
(le titre a changé depuis le lancement du crowdfunding)
Crédits photo :
Michèle GARREC, Catherine GARREC, Bernard PILLET et Terry LAIR
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